Oeuvres

La Peste d’Asdod (1630-1631)

Musée du Louvre, aile Richelieu, 2e étage, salle 14

Huile sur toile, 148 x 198 cm

Nicolas Poussin - La Peste d'Asdod
Nicolas Poussin – La Peste d’Asdod (ou d’Azoth)

Détails de l’oeuvre :

La Peste d'Asdod - Détail 1  La Peste d'Asdod - Détail 2  La Peste d'Asdod - Détail 3  La Peste d'Asdod - Détail 4  La Peste d'Asdod - Détail 5  La Peste d'Asdod - Détail 6  La Peste d'Asdod - Détail 7  La Peste d'Asdod - Détail 8  La Peste d'Asdod - Détail 9  La Peste d'Asdod - Détail 10  La Peste d'Asdod - Détail 11  La Peste d'Asdod - Détail 12  La Peste d'Asdod - Détail 13

La description de l’oeuvre par Bellori :

« On voit le carnage et le châtiment des Azotiens ; qui mort, qui languissant, qui saisi d’épouvante en cette funeste scène d’horreur. Au milieu de la toile gît à terre, morte, une Mère, la tête en avant, avec la main droite qu’elle porte à ses cheveux épars, blême, la poitrine et les bras glacés, et avec elle gît son petit enfant.

La pitié s’accroît au lugubre aspect d’un autre enfant qui met la main sur le sein maternel, approchant la bouche de la mamelle pour en sucer le lait, et comme il tourne son jeune visage vers un certain, celui-ci lui touche le front et l’éloigne de l’aliment corrompu. Cet homme est presque nu, et s’incline aux pieds du cadavre pour le porter au tombeau, mais sa main guidée par la puanteur se porte à son nez, et il donne signe de l’odeur qui sort des membres putréfiés. A sa rencontre un compagnon descend d’un seuil pour l’aider à emporter le cadavre, et se bouche lui aussi avec la main les narines, et avec l’autre main repousse un enfant placé à l’extrémité du tableau. Sur le seuil même est assis un moribond, lequel inclinant la tête, abandonnant les bras entre l’une et l’autre jambe, paraît être au point de choir d’alanguissement ; le visage ne se voit point, ainsi incliné, mais la langueur des membres explique assez que le corps est abandonné de la vie.

Voici après, une femme languissante, étendue à terre, et appuyée sur son coude à un débris de colonne, la tête et le front bandés, et qui fixe un regard désolé, et sa poitrine et ses bras sont pâlis à mort. Derrière celle-ci se tient une autre mère, immobile à ce spectacle funeste, un petit enfant à la main, qui, à regarder, pleure d’effroi, et la main ouverte, s’enfuit. Dans la partie opposée apparait le Prêtre qui indique à quelques-uns du peuple la statue de leur Dieu Dagon tombée, avec la tête et les mains rompues à terre, sous l’Arche du Seigneur. Ceux-ci s’arrêtent en un mouvement de stupeur et de deuil, tandis que plus avant l’un d’eux s’éloigne avec épouvante, ouvrant une main et levant le pan de son manteau bleu pour passer au milieu des cadavres ; et ainsi en finit l’image.

L’action se passe sur la place de la Cité, du côté droit on voit deux colonnes du temple avec l’Arche sur une base de marbre, du côté gauche alternent d’autres édifices, et il y a un escalier sur lequel est assis un malade qui avec la main se touche la fesse et indique son mal à un autre qui monte l’escalier. Ces figurines sont lointaines avec deux autres qui partent ensevelir un mort ; sont encore figurés quelques rats qui rôdent par terre, comme le raconte l’Ecriture. Le milieu du tableau s’ouvre sur la vue d’une route qui s’éloigne et se termine à une Pyramide, la ville d’Azot étant voisine de l’Egypte. »

Une réflexion au sujet de « La Peste d’Asdod (1630-1631) »

  1. Bonjour,

    Il en existe une autre version (ou une copie ?) au Museu Nacional de Arte Antiga, de Lisbonne.

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